Personnalisation textile

Flocage ou broderie : que choisir pour vos vêtements d’entreprise ?

Rédigé par Camille le septembre 3, 2026 14 minutes de lecture
Deux t-shirts blancs identiques côte à côte, l'un avec un emblème brodé en relief, l'autre avec le même emblème en film thermocollé lisse

Pour un logo porté tous les jours et lavé souvent, la broderie est le choix le plus sûr : le fil est cousu dans le tissu, il ne se décolle pas et ne se craquèle pas. Le flocage, qui désigne aujourd’hui le plus souvent un film thermocollé, convient à un visuel en aplat, aux petites séries et aux opérations ponctuelles. Dès que la quantité monte ou que le visuel s’agrandit, la sérigraphie prend le relais. Le bon choix tient à quatre questions : combien de pièces, quel visuel, quel usage, quelle matière. Ce comparatif les prend une à une, avec ce que disent les normes et les référentiels plutôt que des promesses de catalogue.

L’essentiel

  • La broderie coud un fil dans le tissu : relief, tenue au lavage, logo compact, mais pas de dégradé ni de très petit texte.
  • Le flocage recouvre en pratique trois procédés (fibres floquées, film flex, transfert) : aplats nets, toucher lisse ou velours, adapté aux petites séries et aux visuels d’un jour.
  • La sérigraphie dépose de l’encre à travers un écran : grands visuels, coût unitaire qui baisse avec la quantité, une couleur par écran.
  • La matière décide autant que la technique : un jersey de coton, un polo piqué, une polaire à poils ou une doudoune matelassée ne se marquent pas de la même façon.
  • Sur un article certifié GOTS, les impressions au PVC, aux phtalates ou aux solvants aromatiques sont interdites, et les quatre phtalates les plus courants sont limités par le règlement européen dans tout imprimé.
Deux t-shirts blancs identiques côte à côte, l'un avec un emblème brodé en relief, l'autre avec le même emblème en film thermocollé lisse
Le même emblème, brodé à gauche, floqué à droite : le relief du fil contre l’aplat du film.

Flocage, flex, transfert, broderie : de quoi parle-t-on exactement ?

Le mot « flocage » recouvre, dans le langage courant, trois procédés qui n’ont pas grand-chose en commun sinon la presse à chaud. Le flocage au sens strict projette des fibres textiles très courtes sur une colle déposée en forme de motif : le résultat a un toucher velours et un léger relief. Le flex découpe un film souple, polyuréthane ou vinyle selon les fabricants, dans une plaque colorée, puis le presse sur le vêtement : c’est la technique des numéros de maillots. Le transfert imprime le visuel sur un film support, puis le reporte sous presse sur le tissu. Dans les trois cas, quelque chose est posé sur le textile.

La broderie, elle, traverse le tissu. Une machine programmée à partir d’un fichier de points coud un fil textile en points de bourdon et de remplissage jusqu’à former le motif. Rien n’est collé : le logo fait partie du vêtement. Cette différence de principe explique presque tout le reste, du rendu à la tenue au lavage, et jusqu’au cahier des charges écologique.

Le référentiel GOTS, qui encadre les textiles biologiques certifiés, fait d’ailleurs la distinction : dans son tableau des restrictions d’impression, le flocage à fibres (« flock printing ») est admis à condition d’utiliser des fibres naturelles ou régénérées non OGM, alors que les procédés d’impression utilisant des plastiques chlorés comme le PVC, des phtalates ou des solvants aromatiques sont interdits. Le mot flocage ne dit donc pas, à lui seul, ce qui est posé sur votre t-shirt : il faut demander à votre fournisseur de quel procédé il parle.

Ce que chaque technique fait à votre logo

Un logo d’entreprise a des contraintes que le graphiste n’a pas toujours anticipées pour le textile : un dégradé, un texte en corps 6, un filet d’un demi-millimètre, dix couleurs. Chaque technique les traite différemment, et c’est le premier tri à faire avant de parler de prix.

Critère Broderie Flocage (film flex ou transfert) Sérigraphie
Couleurs Une couleur par fil, teintes unies, changements de fil possibles sur un même motif Une couleur par film pour le flex, visuel complet possible en transfert Une couleur par écran, aplats et trames
Dégradés et photos Non, sauf effets de fils entrecroisés Non en flex, oui en transfert imprimé Par trames, avec un nombre de couleurs limité
Finesse des détails Limitée : les petits textes et les filets fins s’empâtent Découpe nette, mais les éléments très fins se détachent plus vite Bonne sur jersey, filets fins possibles
Relief et toucher Relief du fil, matière perceptible Surface lisse et mate, ou velours pour le flocage à fibres Fine couche d’encre, main du tissu conservée
Taille du visuel Petite à moyenne : poitrine, manche, nuque, dos en taille contenue Petite à moyenne Petite à grand format, pleine face ou dos
Perception Uniforme d’équipe, tenue durable, image soignée Sportif, événementiel, visuel du moment Visuel de marque, merchandising, campagne

La broderie flatte les logos compacts, aux formes pleines, en deux ou trois couleurs. Elle supporte mal les dégradés et les très petits caractères : le fil a une épaisseur, et un texte trop fin devient illisible. Le film thermocollé rend des aplats parfaitement nets, dans une seule couleur par film ; le transfert imprimé lève cette limite et accepte une photo, au prix d’une surface plus souple mais plus fragile. La sérigraphie reste la technique des grands visuels : elle couvre un dos entier et reproduit des détails fins, chaque couleur demandant son propre écran.

Gros plan sur une broderie vert foncé en points de bourdon sur un t-shirt blanc en jersey de coton
Broderie : le fil est cousu dans le jersey, le motif a du relief.

Tenue dans le temps : lavage, frottement, chaleur

C’est la question que posent toutes les entreprises qui équipent leurs équipes, et c’est celle sur laquelle on lit le plus d’affirmations sans preuve. Les pages qui annoncent « quarante lavages » pour l’un et « cent lavages » pour l’autre ne précisent ni la température, ni le programme, ni le détergent, ni ce qu’on mesure. Or la tenue d’un marquage s’évalue dans des conditions définies : la norme ISO 6330 fixe des procédures de lavage et de séchage domestiques pour les essais textiles, chaque procédure représentant un lavage, et c’est sur cette base que l’on compare la tenue des couleurs ou la déformation d’un article. Un chiffre sans protocole n’est qu’une impression.

Ce que l’on peut dire sans chiffre, en revanche, tient à la physique de chaque technique. Un fil brodé est pris dans le tissu : il ne se décolle pas, il ne se fissure pas, il vieillit avec le vêtement. Ses points faibles sont l’accroche sur un objet et le rétrécissement différent du fil et du tissu, qui peut froncer le motif. Un film thermocollé tient par sa colle : ce sont ses bords qui lâchent en premier, puis sa surface qui se craquèle, surtout sous la chaleur d’un fer ou d’un sèche-linge trop chaud. Une sérigraphie tient par l’encre fixée dans les fibres : elle s’use en surface, par frottement et par lavages répétés, et perd de son intensité avant de disparaître.

Ce qui abîme un marquage Broderie Flocage (film) Sérigraphie
Lavages fréquents à la température de l’étiquette Le fil vieillit avec le vêtement, sans décollement Les bords du film se soulèvent en premier L’encre perd de son intensité en surface, lentement
Sèche-linge trop chaud Peu d’effet sur le fil ; le tissu peut rétrécir autour du motif La colle souffre, le film se craquèle Peu d’effet si l’encre est bien fixée
Fer à repasser posé sur le motif Sans dommage à température modérée À proscrire : le film fond ou se déforme, repasser sur l’envers Repasser sur l’envers de préférence
Frottement répété (sangle de sac, ceinture, plan de travail) Les fils peuvent s’accrocher et se tirer Le film s’use et se fissure aux points de contact L’encre s’use aux points de contact
Ce qui l’évalue objectivement Des cycles de lavage normalisés (ISO 6330) et les consignes de l’étiquette (ISO 3758), pas un nombre de lavages annoncé sans protocole

L’étiquette d’entretien du vêtement est votre repère. Ses symboles, normalisés par l’ISO 3758, indiquent le traitement le plus sévère qui n’endommage pas l’article, pas une durée de vie. Nos t-shirts en coton, par exemple, se lavent en machine à 40 °C selon leurs fiches. Pour un vêtement d’équipe porté chaque jour et lavé chaque semaine, c’est cette consigne, appliquée sans exception, qui prolonge le marquage, et c’est la raison pour laquelle nous orientons vers la broderie les logos qui doivent tenir plusieurs saisons.

Gros plan sur un emblème vert foncé en film floqué mat, aux bords nets, sur un t-shirt blanc
Flocage : le motif est posé sur le tissu, la surface est lisse ou veloutée, les bords sont nets.

Le coût : une logique, pas un tarif

Nous ne donnons pas de prix dans un article : ils dépendent du vêtement, du visuel, de la quantité et des positions, et ils se lisent dans un devis. La logique de coût, elle, est stable et vous permet d’anticiper.

La broderie a un coût de préparation, la programmation du fichier de points, puis un coût par pièce qui suit le nombre de points, donc la surface et la densité du motif. Le nombre de couleurs pèse peu : changer de fil coûte moins qu’ajouter un écran. Elle est donc à l’aise sur un logo compact reproduit sur beaucoup de pièces, et pénalisée par un grand visuel plein.

Le flocage, au sens de film thermocollé, a peu de coût de préparation et un coût par pièce à peu près constant : découpe, pose, pressage. Chaque couleur supplémentaire ajoute un film et une pose. Il est compétitif sur une petite série et sur un visuel simple, et perd son avantage quand la quantité augmente ou que le visuel se complique.

La sérigraphie a un coût fixe par couleur, la fabrication de l’écran, et un coût par pièce qui baisse vite avec la quantité. C’est la technique dont le prix unitaire baisse le plus à mesure que la série grandit, à condition de garder un nombre de couleurs raisonnable. Pour une même commande, le classement change donc avec la quantité : la technique la plus économique pour une petite série n’est plus la même pour une grande.

Une même pièce peut aussi associer deux techniques, un logo brodé en poitrine et un visuel sérigraphié dans le dos par exemple. C’est une combinaison fréquente sur les vêtements d’événement, à poser au devis : elle dépend du vêtement, des positions disponibles et de la quantité.

Matières et vêtements : où chaque technique se pose, et où elle ne se pose pas

Le jersey de coton d’un t-shirt accepte les trois techniques. C’est le support le plus simple : surface plane, tissu stable, couture facile. Sur nos t-shirts en coton issu de l’agriculture biologique, les fiches proposent la broderie jusqu’à trois positions, la sérigraphie ou le flocage devant, sur la manche et dans le dos.

Le piqué d’un polo est le terrain naturel de la broderie : sa texture en relief absorbe le fil et rend un logo poitrine très propre. Une sérigraphie y reste possible sur un aplat, mais la texture du piqué fait vibrer les filets fins. Le molleton d’un sweat ou d’un hoodie accepte broderie et sérigraphie, et c’est souvent la sérigraphie qui l’emporte pour les grands visuels de merchandising, la broderie pour le logo poitrine porté au quotidien.

Les surfaces à poils et les matières techniques changent la donne. Un film accroche mal sur une surface à poils : sur une polaire, la broderie est la technique de référence, et nos polaires en polyester recyclé proposent la broderie et la sérigraphie, pas le flocage. Une doudoune matelassée se brode sur ses panneaux, en positions limitées pour éviter les coutures et le garnissage, ce que reflètent nos fiches qui indiquent deux positions de broderie sur la doudoune sans manche. Sur le t-shirt sport en polyester recyclé, léger et respirant, c’est la sérigraphie qui est proposée, à la carte. Le tableau de décision plus bas reprend ces cas.

Fil, film ou encre : ce que dit le cahier des charges écologique

La question écologique du marquage se pose en trois mots. Le fil de la broderie n’ajoute ni encre ni film : un fil textile cousu, éventuellement en polyester recyclé ou en coton selon le fournisseur. Le film du flocage ajoute un polymère rapporté et une colle, dont la composition dépend du fabricant du film ; certains vinyles sont à base de PVC. L’encre de la sérigraphie peut être à base de plastisol, un PVC plastifié, ou à base d’eau. Ces trois mots recouvrent des réalités chimiques différentes, et deux textes de référence les encadrent.

Le premier est le standard GOTS, version 8.1 publiée en juin 2026, qui régit les textiles certifiés biologiques et s’appliquera à toutes les entités certifiées au 1er mars 2027. Son tableau des restrictions d’impression interdit les procédés utilisant des solvants aromatiques, des phtalates ou des plastiques chlorés comme le PVC, n’admet que des colorants, pigments et auxiliaires approuvés, et autorise le flocage à fibres naturelles ou régénérées non OGM. Autrement dit, sur un vêtement qui porte ce label, un plastisol au PVC ou un film aux phtalates n’a pas sa place. C’est une information utile pour toute entreprise qui achète du coton biologique certifié : la certification couvre aussi ce qui est imprimé dessus.

Le second est le règlement européen sur les phtalates. Depuis le 7 juillet 2020, quatre phtalates (DEHP, DBP, BBP et DIBP) ne peuvent plus être mis sur le marché dans des articles à une concentration égale ou supérieure à 0,1 % en poids de matière plastifiée, et le texte range explicitement parmi ces matières « les décalcomanies, les imprimés, les adhésifs, les mastics, les encres et les peintures ». Il définit aussi le contact prolongé avec la peau comme un contact continu de plus de dix minutes ou intermittent de trente minutes par jour : un vêtement de travail est, par nature, dans ce cas. Un marquage conforme n’est donc pas une option marketing, c’est une obligation pour tout vêtement vendu dans l’Union européenne.

Reste la mesure. La méthode Ecobalyse, portée par les pouvoirs publics pour calculer le coût environnemental des textiles, compte l’impression parmi les étapes d’ennoblissement et demande la surface imprimée du vêtement, par paliers de 1 % à 80 % ; elle distingue l’impression pigmentaire, qui dépose des pigments en surface, de l’impression fixé-lavé, qui fixe des colorants dans la fibre. Nous mesurons l’empreinte de nos produits avec l’outil Ecobalyse : un logo poitrine et un visuel pleine face n’y pèsent pas la même chose. Pour aller plus loin sur les labels eux-mêmes, notre article sur les certifications textiles GOTS, Oeko-Tex et SA 8000 détaille ce que chacun garantit.

Et la sérigraphie ? La troisième voie pour les volumes

La sérigraphie ne figure pas dans la question « flocage ou broderie », et c’est souvent elle qui la tranche. Son principe tient en une phrase : un écran tendu, une émulsion qui laisse passer l’encre aux seuls endroits du motif, une racle qui la pousse à travers, un séchage qui la fixe. Une couleur par écran, un passage par couleur.

Elle s’impose dans deux cas. Le grand visuel, d’abord : un dos complet, une pleine face, une illustration, ce que ni le fil ni un film ne rendent avec la même liberté. La quantité, ensuite : plus la série de pièces identiques est longue, plus le coût de l’écran s’amortit et plus le prix unitaire descend. C’est la technique des événements, des courses d’entreprise, des lancements et des dotations en grande série. Sur nos t-shirts, elle est proposée sur toutes les références en coton, et le t-shirt sport en polyester recyclé se marque en sérigraphie à la carte, devant, sur les manches et dans le dos.

Ses limites sont connues : le nombre de couleurs se paie en écrans, les dégradés passent par des trames, et le choix de l’encre compte pour la tenue comme pour l’environnement. Notre guide du marquage textile passe en revue les six techniques du marché, y compris le transfert numérique et la sublimation, si votre projet sort des trois cas traités ici.

T-shirt vert sur le plateau d'une presse de sérigraphie, écran relevé et racle posée, visuel géométrique fraîchement imprimé
Sérigraphie : une couleur par écran, un passage par couleur, le grand format et le volume.

Quelle technique pour quelle situation ?

Le tableau qui suit résume nos recommandations selon l’usage. Il ne remplace pas la lecture de votre logo et de votre vêtement, mais il donne le point de départ de la discussion.

Votre situation Technique conseillée Pourquoi
Dotation quotidienne d’équipe : polo, t-shirt, sweat portés et lavés chaque semaine Broderie du logo Le fil traverse le tissu et ne se décolle pas ; image soignée et uniforme
Événement, salon, course d’entreprise : un visuel, une grande série, une date Sérigraphie Grand format et coût unitaire bas dès que la quantité monte
Petite série, visuel en aplat, opération ponctuelle Flocage (film) Peu de préparation, aplats nets, adapté à quelques pièces
Visuel pleine face ou dos complet, illustration, plusieurs couleurs Sérigraphie Seule technique à l’aise sur les grandes surfaces et les détails fins
Polaire, doudoune Broderie, la sérigraphie restant possible selon les fiches Un film accroche mal sur une surface à poils ou matelassée ; le fil s’adapte aux positions disponibles
Pull, chemise Broderie (la chemise accepte aussi la sérigraphie selon sa fiche) Un logo compact en poitrine ou en nuque, sur une maille ou un tissé où le fil rend proprement
T-shirt sport en polyester recyclé Sérigraphie La maille doit rester souple et respirante
Logo très détaillé ou petit texte Sérigraphie, ou transfert imprimé Le fil brodé empâte les détails, le flex fragilise les éléments fins
Vêtement certifié GOTS Broderie, ou impression aux intrants approuvés Le standard interdit les procédés au PVC, aux phtalates et aux solvants aromatiques

Comment nous travaillons le marquage à l’atelier

Sur nos t-shirts en coton issu de l’agriculture biologique, chaque fiche produit indique les techniques disponibles : broderie jusqu’à trois positions selon les modèles, poitrine, manche et dos, et sérigraphie ou flocage devant, sur la manche et dans le dos. Les polos, sweats, polaires et doudounes indiquent de la même façon leurs positions de broderie et, selon les modèles, la sérigraphie. Le t-shirt sport se marque en sérigraphie à la carte. La consigne d’entretien, lavage en machine à 40 °C sur nos t-shirts en coton, est celle qui protège le marquage dans la durée.

Notre équipe vous oriente vers la technique pertinente selon votre logo, le nombre de couleurs, le volume commandé et l’usage prévu du vêtement, plutôt que de vous laisser choisir sur catalogue. Nos vêtements personnalisés sont disponibles à partir de 150 pièces par modèle et coloris ; pour des volumes inférieurs, notre service Product On Demand prend en charge les commandes sur mesure. Les t-shirts sont disponibles à l’achat ou en location. Pour comparer les coupes et les grammages, parcourez nos t-shirts pour entreprise et nos polos, et décrivez-nous votre projet dans une demande de devis : nous vous répondons avec la technique, les positions et le rendu attendu.

Sources

Foire aux questions

  • Quelle est la différence entre le flocage et la broderie ?

    La broderie coud un fil dans le tissu à la machine : le logo a du relief et fait partie du vêtement. Le flocage pose quelque chose sur le tissu sous presse à chaud : des fibres courtes pour le flocage au sens strict, un film découpé pour le flex, un visuel imprimé pour le transfert. Le premier tient par la couture, les seconds par la colle.

  • Quelle est la différence entre le flocage et la sérigraphie ?

    Le flocage rapporte un film ou des fibres sur le tissu, motif par motif et pièce par pièce. La sérigraphie pousse de l’encre à travers un écran, une couleur par écran, et fixe l’encre dans les fibres. Le flocage convient aux petites séries et aux aplats simples, la sérigraphie aux grands visuels et aux quantités importantes.

  • Broderie ou flocage : lequel tient le mieux au lavage ?

    La broderie, dans la grande majorité des cas : le fil traverse le tissu et ne se décolle pas, alors qu’un film tient par sa colle et lâche d’abord par les bords. Aucun nombre de lavages n’a de sens sans protocole : la tenue se mesure selon des procédures normalisées, et l’étiquette d’entretien indique le traitement à ne pas dépasser. Sur nos t-shirts en coton, c’est un lavage en machine à 40 °C.

  • Combien coûte une broderie ou un flocage sur un vêtement d'entreprise ?

    Le prix dépend du vêtement, de la taille du visuel, du nombre de couleurs, des positions et de la quantité. La broderie a un coût de programmation puis un coût par pièce lié au nombre de points ; le flocage a peu de préparation et un coût par pièce constant ; la sérigraphie a un coût par écran et un prix unitaire qui baisse avec la quantité. Nous chiffrons chaque projet sur devis.

  • Peut-on marquer un t-shirt en coton biologique certifié GOTS ?

    Oui. Le standard GOTS encadre les impressions réalisées sur les articles certifiés : il interdit les procédés utilisant du PVC, des phtalates ou des solvants aromatiques et n’admet que des colorants et auxiliaires approuvés, tandis que la broderie n’ajoute ni encre ni film. Demandez à votre fournisseur quelle technique et quels intrants il utilise sur vos pièces certifiées.

Tous nos articles

Camille

Responsable Contenus & RSE chez Atelier Good Fabric. Passionnée par le textile responsable et l'économie circulaire, elle accompagne les entreprises dans leur transition vers un vestiaire professionnel plus durable. Diplômée en développement durable et communication, elle décrypte les enjeux du textile corporate avec un regard pragmatique et engagé.